« ... Les merveilleuses métamorphoses des cavaliers de légende, depuis les spahis turcs jusqu’aux Gardes Rouges, en passant par les Spahis du Dey, les Gardes maures, les Spahis algériens et les Spahis sénégalais. ... »
« ... Or donc, le Garde Rouge doit, dans et par sa personne, symboliser, non seulement la Beauté noire, mais encore le Cavalier noir. Mon cavalier, disent encore les poétesses, qui, dans cette expression, font la symbiose de toutes les qualités, à la fois de l’Athlète, du Noble et du Guerrier : teint noir, taille haute, mais élancée, muscles longs, attaches déliées, vigueur du corps et fermeté
de l’âme. »
« Paradoxalement, ici, la beauté, physique et morale vient au secours de l’efficacité. Si le peuple craint, respecte le Garde Rouge et se laisse séduire, en même temps, par lui, c’est qu’il l’admire : qu’il l’aime. »
« Rien d’étonnant à cela dans cette Afrique noire qui saisit le monde, le réel et le surréel, sous sa vérité dialectique. Chez ces peuples toujours mystérieux pour qui, comme pour les Anciens Grecs,le Vrai, le Bien et le Beau sont une même chose, c’est à dire trois choses harmonisées. Le Bien, dont l’autre nom est l’efficacité. »
Citation du poète Léopold Sédar Senghor, Président de la République du Sénégal de 1960 à 1980, qui, dans une préface intitulée : POUR L’HONNEUR, L’ART ET LA PATRIE, chante les cavaliers rouges.
Elle assure la protection de la présidence de la République, du président de la république
et de sa famille.Elle assure en outre des missions d'escortes et d'honneurs.Elle regroupe l'ensemble des unité
de la "garde Rouge de Dakar " à savoir les escadrons de la garde présidentielle, l'escadron motocycliste, l'escadron monté .
L’escadron monté, appelé communément Garde Rouge, est une unité de parade qui assure les escortes du Président de la République et des hautes personnalités en visite officielle au Sénégal.
Il compte une fanfare de cavalerie. Pour les défilés et les escortes, l’escadron au complet est constitué
à présent d’une force de 120 cavaliers, (160 a l’origine). Derrière la fanfare composée de 35 musiciens, montés sur des chevaux gris dont la queue est rougie au henné, apparaît la garde à l’étendard, puis l’officier commandant l’escadron et enfin 3 pelotons, le premier remonté en chevaux bais, le deuxième en chevaux gris et le dernier en chevaux bais. Cet escadron, héritier des spahis sénégalais et de l’escadron monté de la Gendarmerie coloniale, assure également des missions de maintien de l’ordre lors des manifestations sportives, politiques ou culturelles et des services de police.
Il comporte notamment un peloton d’intervention rapide de 24 gardes à cheval, commandé par un chef de peloton, doté de véhicules pour transporter les chevaux sur les plages et sites touristiques, les banlieues et les points sensibles. En outre, des gendarmes à cheval sont détachés périodiquement pour des services de sécurité en renfort dans certaines brigades territoriales des Régions. Depuis deux ans, les cavaliers présentent à nouveau des fantasias et des jeux de chevaux de tradition arabe.
L’escadron motocycliste assure en plus des services de police de la route et d‘escorte des convois,
la sécurité et l’escorte du Chef de l’Etat, du Premier ministre et des personnalités étrangères en visite officielle au Sénégal.
L’uniforme de la Garde Rouge est l’image la plus fameuse de cette unité réputée. Il dérive de
la tenue des spahis sénégalais et des gendarmes adaptée aux nécessités du temps. Alors qu’aujourd’hui, officiers, sous-officiers et gardes portent la même tenue, au lendemain de l’Indépendance et jusqu’en 1965, les cadres de l’unité portaient la tenue blanche avec la casquette, puis de 1965 à 1968 la tenue grise avec la casquette. La tenue grise est actuellement portée par l’escorte motocycliste du Premier ministre.
La Garde Rouge n’oublie pas qu’elle est la gardienne des traditions des escadrons qui s’illustrèrent sur d’innombrables champs de batailles, tant en Afrique Noire qu’au Maroc au nom de la France. Aussi elle conserve des liens privilégies avec la cavalerie française. Notamment avec la Garde Républicaine avec laquelle elle a été jumelée en 1998. Depuis longtemps l’escadron ne s’était plus déplacé hors des frontières, la dernière fois, c’était en 1955, où il avait participé aux Fêtes de la Gendarmerie à Paris
et au défilé du 14 juillet de la même année. En 1997, à la demande de « Guérand Hermès », l’escadron s’est produit au champ de course de Chantilly lors du Prix de Diane-Hermès. En juin 2001,
il revient en France pour honorer la visite d’Etat, que son excellence Maître Abdoulaye Wade, Président de la République du Sénégal, nouvellement élu démocratiquement, rend à la France.
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