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Escorte du Dey d’Alger vers 1809 Ce sont d’abord les Porte-drapeaux qui ouvrent la route du Régent. D’immenses bannières à la hampe dorée surmontée de boules d’or ou de croissants dont le drap surchargé de dorures offre un éventail de couleurs tendres :
vert d’eau, orange, jaune, rose, corail, soit de perches ornées de queues-de-cheval (though). Puis après les Chaouchs du Dey, viennent ses Spahis revêtus de leurs plus riches vêtements, montant leurs chevaux superbement harnachés, avec selles et brides brodées d’or.
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Les Spahis turcs, corps d’élite, peu nombreux mais redoutés, portent le burnous rouge des caïds, une veste courte et un serouel chamarré d’or ; ils constituent la garde personnelle des Deys.
A côté de ce corps servent les Spahis arabes, à qui revient plus spécialement le maintien de l’ordre public hors des villes. Nous les retrouverons sous le nom de Gardes Maures, avec les mêmes prérogatives, sous la domination française avant qu’ils ne soient intégrés dans la Gendarmerie d’Afrique.
A la suite d’une révolte, le corps des spahis est supprimé en 1826. Mais il laisse derrière lui de nombreuses garnisons dans tous les pays placés sous la domination turque.
Au XVIème siècle, l’Empire ottoman vient au secours du Cheikh d’Alger Delim-el-Toumi pour repousser les Espagnols de Charles-Quint. Dès lors, les Turcs s’installent au nord de l’Afrique et le représentant du Sultan, le Dey, recrute fantassins et cavaliers pour assurer la défense de la Régence. La province d’Alger est le domaine propre du Dey (Dâr es Soltân). Elle est administrée par l’Agha des spahis qui tient lieu de Bey. Ce personnage investi d’une autorité presque égale à celle du Dey, organise, à côté des spahis turcs, une cavalerie indigène importante. Les cavaliers sont recrutés parmi les anciens Aghas et les tribus qui ont fait leur soumission au Dey. Jusqu’en 1830, les spahis, cavaliers courageux et animés d’un fort esprit de corps, forment la garde personnelle du Dey.
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