INAUGURATION DU QUARTIER FOULAH BALDE DE L’ESCADRON DE SURVEILLANCE ET D’INTERVENTION A DIAMNIADIO PAR MAITRE SIDIKI KABA, MINISTRE DES FORCES ARMEES LE JEUDI 19 NOVEMBRE 2020

 

LE CONCEPT DES ESCADRONS DE SURVEILLANCE ET D’INTERVENTION (ESI)

La forte demande sécuritaire des populations sénégalaises exige de la part de l’État une réponse immédiate et efficace. C’est pourquoi, prenant la pleine mesure de ce contexte sociopolitique, le commandement a adopté une posture stratégique destinée à interdire aux délinquants la libre disposition d’un espace donné du territoire et exerce une présence dissuasive sur les points caractéristiques. Il s’agit d’assurer une veille permanente et de garantir l’exercice de la police judiciaire, administrative et militaire.

L’insuffisance des effectifs et la multiplicité des missions des unités territoriales les empêchaient d’exécuter convenablement cette mission de sécurité intérieure de proximité. La création d’unités de surveillance et d’intervention dénommées Escadrons de Surveillance et d’Intervention ( ESI) mis pour l’emploi auprès des commandants de légions territoriales de gendarmerie est une réponse à cette carence.

  1. I. MISSIONS. – Participant aux initiatives régionales de lutte contre le terrorisme
  2. – Soutenir les unités territoriales (opérations potentielles militaires)
  3. – Participer au maintien et au rétablissement de l’ordre sur l’ensemble du territoire national.

Le Décret 74-571 du 13 juin 1974, en son article premier, assigné à la gendarmerie une mission de surveillance continue, préventive et répressive sur toute l’étendue du territoire de la république ainsi qu’armées. Elle est particulièrement destinée à la sûreté des zones rurales et des voies de communication. »

Les brigades disposent de moyens adaptés pour réduire le temps d’impunité des criminels mais aussi garantir un standard de sécurité diversifié aux populations (activités de police judiciaire et administrative). Cependant, force est de reconnaître que, la routine, l’insuffisance des effectifs et la multiplicité des charges tendant à éloigner les gendarmes des populations.

La mise en place des ESI équipés et entrainés pour faire face aux différentes menaces identifiées à nos frontières va compléter le dispositif notamment dans la zone frontalière et dans les espaces de transit à l’intérieur du pays notamment à Ourossogui (Nord), Bakel (Est ), Kédougou (Sud-est) et à Linguère (zone de transit) entre autres. Un tel dispositif vise à accroître la capacité de contrôle de la gendarmerie.

Ainsi, les missions assignées aux ESI sont-elles de trois ordres:

Les ESI doivent assurer une couverture des populations de leurs secteurs et avoir les meilleurs rapports avec les autorités administratives, locales, coutumières et religieuses.

  1. II. COMMANDEMENT

Les ESI sont mis pour l’emploi à la disposition des commandants de légions territoriales. En tant que chefs opérationnels, ils sont chargés de l’élaboration des documents requis pour la conduite des opérations conformément aux textes en vigueur dans la gendarmerie, de la définition des missions et de la délimitation du cadre d’emploi (cadre espace-temps) . Ils reçoivent les comptes rendus des commandants d’unités et sont chargés de fournir des rapports hebdomadaires d’activités à l’État-major (OPS), chaque vendredi, avant 18 heures.

Le Commandant de la Gendarmerie mobile assure le Commandement organique des ESI . 4

A ce titre, il est responsable de:

  • • l’instruction, de l’entraînement et de l’aptitude opérationnelle;
  • • la discipline, de la sécurité et du moral des personnels;
  • la gestion, du bon entretien et de la sécurité des matériels, des équipements et installations.

En outre, il doit veiller au respect de la doctrine et à la gestion des personnels.

  1. III.CONDITIONS DE MISE EN OEUVRE ET COMPETENCES. – prévenir les menaces par le renseignement;
  2. – dissuader les délinquants par leur présence;
  3. – participer à la surveillance générale du territoire;
  4. – mettre en place, le cas échéant, des mesures urgentes;
  5. – participer au maintien de l’ordre.
  6. – rétablir l’ordre public d’urgence quand il est troublé.

31. Stationnement et dénomination

Les ESI sont implantés dans les localités dont ils portent le nom:

– ESIO: Escadron de surveillance et d’intervention de Ourossogui;

– ESIB: Escadron de surveillance et d’intervention de Bakel;

– ESIL: Escadron de surveillance et d’intervention de Linguère.

32. Rayon d’action :

Les ESI ont une compétence nationale. Cependant, les commandants de légion leur déterminent des zones d’actions précises. C’est ainsi que:

L ‘ ESIO agit sur l’espace géographique constitué par les régions administratives de Saint-Louis et Matam, avec effort sur la zone frontalière et sylvo-pastorale de Ranérou.

L ‘ ESIB exerce son action sur l’ espace géographique constitué par les régions administratives de Tambacounda et Kédougou, avec effort sur le département de Bakel notamment la zone de tri jonction.

L ‘ ESIL prend en charge l’ espace géographique constitué par la région administrative de Louga, les départements de Louga, Kébémer et Linguère avec effort sur la zone sylvo – pastorale de Linguère.

33. Equipement des ESI

Les ESI sont équipés d’équipements (moyens roulants, munitions d’armement, etc.) leur permettant d’exécuter au mieux leurs missions de surveillance et d’intervention.

34. Administration des personnels

Le personnel des ESI est opéré dans les unités respectives à l’instar des militaires des unités territoriales (Compagnie, brigade territoriale et des escadrons mobiles).

Pour accompagner leur installation, le commander leur a alloué la prime globale d’alimentation (PGA) à titre permanent.

Au total, les ESI doivent:

En définitive, les ESI constituant des outils précieux d’appui à la gestion de la sécurité de proximité.

L’ESCADRON DE SURVEILLANCE ET D’INTERVENTION DE DIAMNIADIO

La création de l’ESI Diamniadio et son équipement en infrastructures et moyens de mobilité, entrent dans le cadre de l’exécution du Plan stratégique de la gendarmerie nationale et du Plan prioritaire d’amélioration des performances (PPAP), qui ont permis d ‘ étendre le réseau des ESI dans la région de Dakar et Diamniadio. Ils permettent ainsi de contribuer à la réalisation du concept de police de proximité avec la création des communautés de brigades et des brigades de proximité qui leur sont rattachées.

En effet, les ESI complètent l’action des brigades territoriales, en apportant des capacités complémentaires, en vue de lutter contre les différentes menaces sécuritaires, notamment les agressions, les cambriolages et les vols à mains armées.

Créé en Décembre 2018 et rattaché à la légion Ouest pour emploi, l’ESI de Diamniadio est commandé par le capitaine Ibrahima CISSE. Il apporte aux unités territoriales une force d’appoint précieuse qui leur a valu de nombreux résultats satisfaisants dans la prévention de la délinquance.

A Diamniadio, l’ESI joue un rôle essentiel dans les opérations de sécurisation et de surveillance générale. Il contribue également à la lutte contre les différents trafics dans un environnement marqué par la diversité et la richesse des activités économiques et une démographie galopante. La zone d’action de cette unité abrite une plateforme industrielle importante et plusieurs sphères ministérielles. C’est pourquoi l’unité contribue au renforcement de l’occupation du terrain par une présence permanente et préventive.

L’ESI de Diamniadio dispose d’équipements modernes, de moyens de mobilité suffisants et d’un matériel d’intervention et de contrôle performants. Il dispose de quatre pelotons de marche et d’un peloton spécialisé, chargé de la mise en œuvre du système de scanners mobiles.

BIOGRAPHIE DU PARRAIN DU QUARTIER DE L’ESI DE DIAMNIADIO

Le quartier abritant l’ESI de Diamniadio porte le nom de feu colonel de gendarmerie FOULAH BALDE.

Né vers 1930 à Kaguako dans le département de Kolda, engagé volontaire du 7 ème Régiment des Tirailleurs Sénégalais en 1953, il est promu sous-lieutenant en 1961 au sein du 1 er Bataillon. Mis à la disposition de la Gendarmerie le 02 juillet 1962, Il a commandé aussi bien des unités mobiles comme l’Escadron de Sécurité, que des unités territoriales, parmi les compagnies de Thiès, du Cap-Vert et du Fleuve. Il fut le 1 er commandant de la Légion de Gendarmerie d’Intervention (LGI) en 1976.

Promu au grade de colonel le 1 er janvier 1981, il est nommé commandant de la Maison militaire de la Présidence de la République en septembre 1982. Atteint par la limite d’âge de son grade le 30 décembre 1987, le colonel Foulah BALDE a participé à de nombreuses campagnes, notamment en France et en Algérie. Il est titulaire de plusieurs décorations nationales et étrangères, dont celles officier de l’Ordre National du Lion et de Commandeur de l’Ordre de la Couronne de Belgique.

Le colonel Foulah BALDE a été toujours apprécié comme un officier de valeur, discipliné et dynamique. Il demeure un exemple de rigueur, de sang-froid et d’esprit d’initiative dans l’accomplissement des missions à lui confiées.

Bon père de famille et militaire accompli, le colonel Foulah BALDE est décédé le 19 octobre 2001. Que DIEU lui accorde une place de choix au Paradis.

RECEPTION DE VEHICULES DANS LE CADRE DU PLAN REAGIR (Réduire les Accidents Graves et Intervenir sur les Routes)

 

Les accidents de la circulation constituant un fléau qui impacte négativement la sécurité des usagers de la route et la vie des populations.

C’est pourquoi, conscience de la gravité du phénomène et sensible au drame des victimes, le chef de l’Etat le président Macky SALL a décidé d’allouer à la Gendarmerie d’importants moyens de lutte contre les accidents de la circulation routière. Ainsi, pour une stratégie décrite REAGIR (Réduire les Accidents Graves et Intervenir sur les Routes) consistant à renforcer l’intervention sur les routes a été mis en place en 2019, notamment à travers l’acquisition d’un lot de véhicules important et d ‘équipements de sécurité routière dans le cadre du plan d’amélioration des performances de la gendarmerie. Ce plan a pour objectif de renforcer les capacités dans le domaine de la sécurité routière à travers l’acquisition des moyens de prévention et la modernisation des équipements d’intervention.

Le Haut-commandant de la Gendarmerie a décidé ainsi de devenir une stratégie opérationnelle de gestion des risques sur la route basée sur une nouvelle organisation de la police de la circulation:

d’une partie, à travers l’érection de brigades routières dans chaque département afin de spécialiser les personnels de la Gendarmerie dans la lutte contre l’insécurité routière.

d’autre part, par la création des escadrons d’autoroute expérimentés de pelotons motocyclistes.

La réception des véhicules destinés à équiper ces unités va permettre d’entrer dans la phase d’opérationnalisation des unités de sécurité routière en complément des matériels de barrage, de pré signalisation et de contrôle de la vitesse et d’alcoolémie.

Ces équipements sont complétés par un programme de formation spécifique aux métiers de la sécurité routière par la création d’un centre de formation à la sécurité routière installé à Mbao.

Le haut-commandant de la Gendarmerie exprime sa gratitude à monsieur le président de la République qui a bien voulu consentir la couverture budgétaire de ce plan de lutte contre l’insécurité routière en consentant des investissements financiers de plusieurs milliards, afin de rendre l’action de la Gendarmerie plus efficace sur les routes, et pour mettre fin aux drames des familles endeuillées par des accidents de la route.

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